Vive les énergies nouvelles

Bien malin qui pourra dire avec quel carburant rouleront les voitures de demain. Dans la lignée des accords de Paris avec la Cop 21, les constructeurs ont de la suite dans les idées pour s’affranchir des énergies fossiles. L’électrique a une longueur d’avance, mais les autres énergies n’ont pas dit leur dernier mot, loin de là.

L’hybride et l’électrique tiennent le haut du pavé.
Force est de constater que l’hybride ou l’électrique ont une longueur d’avance. Toutes les grandes marques sont branchées sur courant alternatif. Toyota a même créé une marque alter-ego Lexus pour développer ses véhicules hybrides et électriques. Longtemps vue avec défiance par les consommateurs, la marque japonaise se taille la part du lion dans cette catégorie. Toyota représente plus de la moitié des véhicules hybrides et électriques vendues en France. Mais les autres marques automobiles lui emboitent le pas en développant des nouveaux véhicules avec la Nissan Leaf, la Smart Four Two, le Blue Car Bolloré ou encore la Volkswagen e-up. Renault a développé Zoé et ses 400 km d’autonomie. La Fetish de Venturi ou la Model S de Tesla franchissent même les 200 km/h. Une prouesse à souligner. Longtemps montrée du doigt pour leur faible autonomie et vitesse limitée, l’hybride et l’électrique sont en train de gagner leur pari.

 

L’hydrogène, un challenger qui revient dans la course.
Pendant longtemps, les voitures à pile à hydrogène était une vue de l’esprit. C’est sans compter la volonté politique en Europe. L’Union européenne et les grands fabricants automobiles mettent en place les infrastructures d’approvisionnement nécessaires, via le projet Phaedrus. En Allemagne, c’est plus de 100 stations-services qui seront équipées d’une station de distribution d’hydrogène, d’ici 2018. L’objectif pour 2023 sera d’atteindre les 400 stations d’approvisionnement. En France, l’ambition est de compter également 100 stations d’ici 2018. L’hydrogène possède bon nombre d’avantage : l’autonomie est plus de 600 km, un plein s’effectue en 3 minutes, les bornes d’approvisionnement sont 20 fois moins onéreuses. En plus, ces véhicules n’émettent que de la vapeur d’eau ! Les constructeurs asiatiques ont un temps d’avance avec les Hyundai Tucson FCEV, Honda Clarity et autres Toyota Mirai déjà commercialisés. Côté européen, les marques se concentrés sur le 100% électrique. Il faudra attendre pour voir des véhicules à pile à hydrogène sortir des ateliers : GLC Mercedes (2017), BMW (2020), Audi A7 h-tron Quattro (prochainement).

Le solaire, une utopie ?

Le solaire a gagné le toit des maisons. Mais, pour voir des véhicules de série roulant à l’énergie solaire, la route est encore longue. Aujourd’hui, la plupart des véhicules solaires sont des prototypes électriques présentés lors de salon automobile ou autres évènements. Durant la Cop 22, Ericsson a dévoilé Stella Lux, une voiture électrique entièrement alimentée par de l’énergie solaire. Elle a été développée par Solar Team Eindhoven peut rouler jusqu’à 300 km par jour en été, 50 km par jour en hiver. C’est une voiture à énergie positive : elle consomme moins d’énergie qu’elle produit. Ainsi, le surplus d’énergie peut être remis dans le circuit et alimenter une maison. Dans deux ans, la Sion électrique sera disponible après avoir fait l’objet d’une campagne de crowdfounding. Dotée de 6 places, elle récupère 30 km d’autonomie par jour avec ses panneaux photovoltaïques et peut rouler 250 km avant de faire un plein. A partir de 12 000 Euros, le rêve électrique est possible. Les premières livraisons en Europe et aux Etats-Unis sont attendus dans le courant de 2018. Le futur est marche mais avec quelle énergie ?

 

Les énergies nouvelles entrent en course

Du 12 au 16 octobre 2016, un rallye d’un nouveau genre aura pour cadre la Principauté : le premier e-rallye de Monaco. Cette course, pionnière en la matière, n’est pas sans rappeler le premier rallye de Monte-Carlo de 1911, où des coureurs téméraires avaient entrepris de relier Paris à Monaco par voie routière. Ici, le défi est de taille, il s’agira de prouver que l’on peut avec des voitures propres parcourir les 1000 kilomètres séparant Fontainebleau et Monaco.

Un parcours inédit du combattant.
Il y aura 3 étapes : Fontainebleau-Alès, Alès-Monaco, Monaco-Monaco. Chaque étape sera parsemée de parsemées de zones de régularité. A Alès, par exemple, une épreuve aura pour décor, le circuit « Asphalte » du Pôle Mécanique de la ville. Les concurrents devront, une fois leur tour de reconnaissance réalisé, établir un tour à une vitesse moyenne tirée au sort avant le départ. Ce même temps, ils devront l’égaler lors de leur troisième boucle. Sinon, ils obtiendront des pénalités. La deuxième étape est un itinéraire libre, avec trois épreuves de régularité au programme, entre Fontvieille et Eyguières, Manosque et Montmeyan, puis Régusse et Draguignan.

Monaco, un final en apothéose.
L’arrivée de cette deuxième étape sera Monaco, le 15 octobre à partir de 12h. Mais la course est loin d’être terminée, une troisième étape Monaco-Monaco commencera à 20h30 avec 3 zones de régularité : Monti / Lucéram, Lucéram / Moulinet, Moulinet / Sospel. Une étape qui n’est pas sans rappeler la fameuse Nuit du Turini qui fait la légende du rallye de Monte-Carlo.

Électricité, hydrogène et autres énergies…
35 équipages avec des véhicules électriques, à hydrogène ou mixtes (électrique + hydrogène) seront au départ pour se disputer la victoire de cette première édition. Les plus grandes marques de véhicules électriques seront au-rendez-vous : Renault Zoé, Nissan Leaf, Kia Soul, la BMW i3, la Tesla Roadster et la Tesla S. 6 véhicules roulant à l’hydrogène seront présents : Toyota Mirai, Renault Kangoo transformés par Symbio FCell. Comme un symbole, d’après le règlement, de nouvelles catégories de voitures pourraient entrer dans la course. Demain, des véhicules solaires ou à air comprimé pour l’e-rallye de Monaco ?

Plus d’info sur https://acm.mc/e-rallye/edition-2016-erally/presentation/

Présentation de Venturi

« Aventure ». C’est pour rappeler ce terme, que quatre anciens salariés de la société Heuliez baptisent, en 1984, leur première maquette « Ventury ». La marque prend finalement le nom « Venturi », pour rappeler l’effet Venturi, et jouir d’un consonance italienne.

 

En 1986 au mondial de Paris, la première Venturi est présentée. Il s’agit d’un prototype deux places, de 850kg, propulsé par le 2L Volkswagen de la célèbre Golf GTI. Dans les années 90, la marque prend le virage de la course automobile, en créant notamment le « Venturi Gentlemen Drivers Trophy », mais également en courant en Formule 1 et aux 24H du Mans.

 

C’est en Avril 2000 que Gildo Pallanca Pastor rachète l’entreprise qui connaît des difficultés. Il apportera sa vision avant-gardiste à la marque et à ses futurs modèles. Quatre ans après son arrivée, Venturi marque l’histoire de l’automobile, avec « Fetish », le premier concept sportif 100% électrique. Un succès fulgurant. En effet, les performances, le design et la finition impressionnent.

Venturi s’imprègne d’une vision avant-gardiste et responsable, et fait de la mobilité électrique sa spécialité. Le constructeur monégasque fournit en 2007 250 véhicules électriques à La Poste (Citroën Berlingo powered by Venturi).

 

Le constructeur acquiert très vite le leadership, et se lance dans la conquête de records : endurance tout d’abord, avec des distances inimaginables (Shangai-Paris 14900 km en 2010, et Nairobi-Johannesburg 5800km en 2012), le tout sans assistance. Vitesse ensuite, avec les Venturi Buckeye Bullet I, II et III. Le record établi en 2010 s’élève à 515 km/h, et une nouvelle tentative doit avoir lieu dans les semaines à venir.

 

Venturi joue sur beaucoup de tableaux, et crée, avec Leonardo DiCaprio son écurie de Formula E baptisée Venturi Grand Prix. La monoplace sera pilotée cette saison par Stéphane Sarrazin et Mike Conway.

 

Le SIAM tenait absolument à compter Venturi parmi ses partenaires. Le constructeur du Rocher incarne les valeurs de prestige, d’innovation, de performance et de respect de l’environnement. Venturi démontre chaque jour que la performance et l’environnement peuvent faire bon ménage.

 

Rendez-vous le 16 février à Monaco…

 

 

Bonne route.

 

Présentation de Michelin

Michelin accompagne ses clients dans leurs déplacements quotidiens et agit dès aujourd’hui pour la mobilité de demain en favorisant, partout dans le monde, une mobilité plus sûre, plus efficace et plus respectueuse de l’environnement. Michelin réaffirmera notamment ses 4 engagements en faveur de la mobilité durable à l’occasion du Salon International Automobile de Monaco :

  • Innover pour des performances qui durent du premier au dernier kilomètre
  • Faire de l’efficacité énergétique une priorité
  • Réinventer la compétition de demain
  • Fédérer les acteurs de la mobilité durable

Guidé par sa raison d’être, le groupe Michelin entend donc mettre sa capacité d’innovation au service de produits et services qui favorisent une mobilité durable tout en construisant des partenariats avec des acteurs, privés et publics, pour imaginer la mobilité de demain.

Le premier Salon International de l’Automobile de Monaco et le groupe Michelin s’associent pour montrer aux professionnels du secteur de l’automobile, mais aussi au grand public, que croissance de la mobilité et développement durable vont de pair, notamment grâce à l’innovation.

Michelin a pour ambition d’améliorer la mobilité de ses clients, durablement. Leader dans le secteur des pneumatiques, Michelin conçoit, fabrique et distribue les pneumatiques les plus adaptés à leurs besoins et à leurs usages ainsi que des services et des solutions pour améliorer l’efficacité de la mobilité. Michelin propose également des offres qui font vivre à ses clients des moments uniques au cours de leurs voyages et de leurs déplacements. Michelin développe aussi des matériaux de haute technologie destinés aux industriels de la mobilité. Basé à Clermont-Ferrand, Michelin est présent dans 171 pays, emploie 111 700 personnes et exploite 68 usines dans 17 pays qui ensemble ont produit 184 millions de pneumatiques en 2015 (www.michelin.com)

 

Contact : Service de Presse Michelin: +33 (0) 145 66 22 22

Avec l’Automobile Motion Lab, Peugeot continue à innover

Avec l’Automobile Motion Lab, Peugeot continue à innover

Le 13 juillet dernier, le groupe automobile français a signé le renouvellement de ce laboratoire basé sur le campus de l’Université d’Aix-Marseille. Cette entité réunit scientifiques et chercheurs qui étudient l’interaction entre l’homme et le véhicule, d’un point de vue cognitif et perceptif. Le lab ne se limite pas à cet aspect là, il se penche également sur l’invention de nouveaux systèmes de conduite comme la conduite autonome, la création des véhicules de demain via des prototypes ou encore en poussant les avancées technologiques, avec la simulation par la réalité virtuelle.
Avec ce renouvellement, PSA va encore plus loin en misant sur l’élargissement de l’Open Lab, qui développe la mise en réseau de l’ensemble des scientifiques. Le programme de cette structure s’articule autour de trois axes : la perception multi-sensorielle, l’immersion et les aides à la conduite et composants automobiles.
Une belle façon de relever les défis de la voiture de demain, que vous pourrez retrouver au prochain SIAM 2017, qui se tiendra à Monaco, du 16 au 19 février prochain.

La voiture volante, du rêve à la réalité ?

De Blade Runner au Cinquième élément, en passant par Retour vers le futur, le cinéma n’a pas manqué de nous en mettre plein la vue avec des engins de haut vol. Figurez-vous qu’Airbus va peut-être bien réaliser ce rêve impossible : créer des véhicules volants. Tom Enders, le PDG d’Airbus n’y va pas par quatre chemins pour donner son point de vue sur les transports de demain : “Ce n’est pas si fou d’imaginer qu’un jour nos mégalopoles auront des voitures volantes. Dans un futur pas si lointain, nous utiliserons nos téléphones pour réserver des taxis volants entièrement autonomes qui nous déposeront devant notre porte d’entrée”. Comme l’indique son magazine interne Forum, la firme européenne planche sur trois projets.

Le premier répond au nom de code : Vahana. Ce drone-véhicule monoplace autonome pourrait bien d’ici 10 ans permettre à chacun de se déplacer via son smartphone. D’ici-là, ce Uber 3.0 doit lever certaines barrières technologiques comme l’autonomie de conduite dans les airs et le coût faramineux, ce qui n’est pas une mince affaire. Premiers essais prévus, à l’horizon fin 2017.
Raison pour laquelle, les forces vives d’Airbus développent conjointement en Allemagne et en France, un deuxième projet baptisé tout simplement CityAirbus. Cette plate-forme électrique a l’apparence d’un drone à hélices dirigé par un professionnel et amené à être totalement autonome. Dans un premier temps, elle est destinée à transporter plusieurs passagers pour des liaisons aéroport-centre-ville avant d’être étendu aux trajets intra-urbains et péri-urbains. Skyways est le troisième projet de l’avionneur. Il transportera non pas des personnes mais des objets dans les derniers kilomètres de livraison. En février 2016, Airbus Helicopters et la Direction singapourienne de l’aviation civil ont signé un protocole d’accord pour faire des tests grandeur nature à Singapour, avec une expérimentation programmée mi-2017. “Le but de ce projet est d’évaluer l’efficacité économique d’un tel système de transport et de fournir une preuve tangible aux autorités et au grand public que les drones commerciaux peuvent fonctionner en toute sécurité dans des zones urbaines”.
À l’heure où la révolution des transports est en marche, Airbus montre qu’il a une grande carte à jouer.